Le « cerveau » de l'IA ressemble-t-il vraiment au nôtre ?
L'intelligence artificielle utilise des réseaux de neurones numériques pour imiter le fonctionnement du cerveau humain.
Ces systèmes s'inspirent de nos 86 milliards de neurones biologiques pour traiter l'information. À travers des unités appelées « nœuds », l'IA apprend en ajustant la force de ses connexions internes selon ses succès et ses erreurs. Ce processus reproduit la plasticité cérébrale humaine, permettant aux machines de réaliser des tâches complexes comme le diagnostic médical ou la création artistique.
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Le concept de neurone formel remonte à 1943, lorsque Warren McCulloch et Walter Pitts ont publié un modèle mathématique simulant l'activité neuronale. Ce n'est qu'en 1958 que Frank Rosenblatt a créé le Perceptron, le premier réseau de neurones capable d'apprendre par essais et erreurs. Aujourd'hui, les modèles de langage comme GPT-4 utilisent des centaines de milliards de paramètres, dépassant largement les simples millions de neurones des débuts.Le fonctionnement repose sur la rétropropagation de l'erreur, un algorithme popularisé par Yann LeCun et Geoffrey Hinton dans les années 1980. Cette méthode permet au système de corriger ses poids synaptiques numériques après chaque calcul erroné. Plus le réseau dispose de couches, plus on parle d'apprentissage profond ou « Deep Learning », une technologie qui imite la hiérarchie du cortex visuel humain.Des études menées au MIT et à l'Université de Stanford montrent que ces réseaux peuvent désormais surpasser l'humain dans la reconnaissance d'images spécifiques. Malgré cette puissance, un neurone numérique reste une simplification mathématique extrême par rapport à la complexité biochimique d'un neurone biologique. L'efficacité énergétique du cerveau humain, qui consomme environ 20 watts, demeure un objectif lointain pour les supercalculateurs actuels.
Fait vérifié
FP-0005838 · Feb 20, 2026