Le corps humain est-il réellement radioactif ?
Le corps humain est naturellement radioactif et produit environ 4 400 désintégrations atomiques par seconde.
Cette radioactivité provient d'isotopes comme le potassium 40 et le carbone 14 présents dans nos tissus. Un adulte moyen contient environ 140 grammes de potassium, dont une petite fraction est radioactive. Ces éléments se désintègrent en continu, libérant de l'énergie sans danger pour la santé. Ce rayonnement interne représente environ 10 % de l'exposition annuelle totale d'une personne aux radiations.
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La radioactivité humaine est principalement due à deux isotopes radioactifs : le potassium 40 (40K) et le carbone 14 (14C). Le potassium 40 est l'isotope le plus actif dans le corps humain, générant environ 4 400 désintégrations par seconde (becquerels) chez un adulte de 70 kg. Cet isotope est présent naturellement dans la croûte terrestre et se retrouve dans des aliments courants comme les bananes, les pommes de terre et les noix.Le carbone 14 contribue également à cette radioactivité interne à hauteur d'environ 3 000 à 3 700 désintégrations par seconde. Contrairement au potassium, le carbone 14 est produit dans la haute atmosphère par l'interaction des rayons cosmiques avec l'azote. Il est ensuite absorbé par les plantes via la photosynthèse puis intégré dans la chaîne alimentaire humaine.D'autres éléments comme le rubidium 87 ou le plomb 210 participent aussi à ce phénomène, mais de manière beaucoup plus marginale. L'exposition annuelle interne résultant de ces désintégrations est estimée à environ 0,3 millisievert (mSv) par an. À titre de comparaison, l'exposition totale moyenne provenant de sources naturelles et médicales est d'environ 3,5 à 4 mSv par an en France.Le corps humain maintient un niveau constant de potassium grâce à l'homéostasie rénale, ce qui signifie que manger plus de potassium n'augmente pas votre radioactivité personnelle. Ce bruit de fond radioactif fait partie intégrante de l'évolution de la vie sur Terre depuis des milliards d'années. Les cellules humaines ont d'ailleurs développé des mécanismes de réparation de l'ADN pour gérer ces dommages mineurs et constants.
Fait vérifié
FP-0008551 · Feb 20, 2026