La couche d'ozone peut-elle se régénérer d'elle-même ?
Le Protocole de Montréal est le traité environnemental le plus réussi de l'histoire car il a permis de stopper la destruction de la couche d'ozone.
Signé en 1987 par 197 pays, cet accord visait à éliminer les gaz CFC utilisés dans les sprays et les réfrigérateurs. Grâce à cette action mondiale, la couche d'ozone se reconstitue progressivement. Selon les experts de l'ONU, elle devrait retrouver son état d'origine d'ici 2066. C'est la preuve qu'une coopération politique guidée par la science peut sauver notre planète.
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En 1974, les chimistes Mario Molina et Sherwood Rowland ont publié une étude révolutionnaire dans la revue Nature. Ils démontraient que les chlorofluorocarbures (CFC) décomposaient les molécules d'ozone sous l'effet des rayons ultraviolets. Cette découverte a été confirmée en 1985 par la British Antarctic Survey, qui a révélé l'existence d'un trou béant dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique.Le Protocole de Montréal a été officiellement ouvert à la signature le 16 septembre 1987. Il est devenu le premier traité de l'histoire des Nations Unies à obtenir une ratification universelle. L'accord impose des restrictions strictes sur près de 100 substances chimiques synthétiques qui appauvrissent la couche d'ozone, notamment les CFC et les halons.Les données de la NASA confirment aujourd'hui que le trou de l'ozone diminue d'environ 1% à 3% par décennie depuis l'an 2000. Sans ce traité, on estime que les deux tiers de la couche d'ozone auraient disparu d'ici 2065, entraînant une explosion des cas de cancers de la peau. L'amendement de Kigali en 2016 a renforcé cet accord en ciblant également les hydrofluorocarbures (HFC) pour lutter contre le réchauffement climatique.
Fait vérifié
FP-0004828 · Feb 20, 2026