La PS2 a-t-elle vraiment été considérée comme une menace militaire ?

La PS2 a-t-elle vraiment été considérée comme une menace militaire ?

À sa sortie, la PlayStation 2 était si puissante que le Japon a restreint son exportation par crainte qu'elle ne serve à guider des missiles.

Lancée en 2000, la PS2 utilisait le processeur « Emotion Engine », capable de calculs mathématiques ultra-rapides. Le gouvernement japonais craignait que cette technologie ne soit détournée par des pays étrangers pour créer des systèmes de guidage militaire. À l'époque, la console surpassait de loin les capacités des ordinateurs domestiques standards.
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Le processeur Emotion Engine de la PlayStation 2, cadencé à 294 MHz, était une prouesse d'ingénierie développée par Sony et Toshiba. Sa capacité à effectuer 6,2 milliards d'opérations en virgule flottante par seconde (GFLOPS) le rendait particulièrement efficace pour les simulations physiques complexes. Cette puissance brute était comparable à celle de certains superordinateurs du début des années 1990.En avril 2000, le ministère japonais du Commerce international et de l'Industrie (MITI) a classé la PS2 comme un produit à double usage, civil et militaire. Selon les lois sur le contrôle des exportations, la console était soumise aux mêmes restrictions que les équipements de haute technologie sensibles. Les autorités craignaient que des nations comme l'Irak n'utilisent des grappes de consoles pour calculer des trajectoires balistiques précises.Cette inquiétude n'était pas totalement infondée sur le plan théorique. En 2003, le National Center for Supercomputing Applications aux États-Unis a construit un superordinateur en reliant 70 consoles PS2 tournant sous Linux. Bien qu'aucune preuve n'ait jamais montré une utilisation militaire réelle par un État tiers, cet épisode reste un témoignage historique de l'avance technologique fulgurante de Sony au tournant du millénaire.
Fait vérifié FP-0005448 · Feb 20, 2026

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