La course de yaks est-elle un véritable sport ?

La course de yaks est-elle un véritable sport ?

Au Tibet, des yaks décorés s'affrontent dans des courses effrénées pouvant atteindre 40 km/h.

Véritable pilier des fêtes traditionnelles comme le festival de la Shoton, la course de yaks est un spectacle aussi chaotique qu'amusant. Contrairement aux chevaux, les yaks sont imprévisibles et têtus, obligeant les cavaliers à s'agripper de toutes leurs forces. Ces épreuves célèbrent la fin des récoltes et une victoire apporte prestige et chance pour l'année à venir.
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Les courses de yaks sont une tradition ancestrale au Tibet, particulièrement lors du festival de la Shoton qui remonte au XIe siècle. Bien que ces animaux pèsent entre 300 et 500 kg, ils possèdent une capacité pulmonaire exceptionnelle leur permettant de courir à 40 km/h à plus de 4 000 mètres d'altitude. Cette vitesse est remarquable car l'oxygène est environ 40 % moins dense dans l'Himalaya que par rapport au niveau de la mer.L'adaptation biologique du yak (Bos grunniens) inclut un cœur et des poumons plus grands que ceux des bovins de basse altitude. Leur sang contient également une concentration plus élevée d'hémoglobine pour transporter efficacement l'oxygène. Ces caractéristiques physiologiques permettent au yak de fournir des efforts explosifs lors des compétitions sans s'épuiser rapidement malgré le froid intense et la raréfaction de l'air.Le festival de la Shoton, qui signifie fête du yaourt, se déroule généralement en août à Lhassa. Les courses se déroulent sur des distances courtes, souvent entre 500 et 1 000 mètres, car le yak n'est pas un animal d'endurance pure comme le cheval. Les chercheurs en ethnologie notent que ces événements renforcent la cohésion sociale entre les communautés nomades et sédentaires de la région autonome du Tibet.
Fait vérifié FP-0010118 · Feb 22, 2026

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