Pourquoi sommes-nous attirés par le sensationnalisme ?

Pourquoi sommes-nous attirés par le sensationnalisme ?

Le New York Post exploite la « faille de curiosité » de notre cerveau pour nous forcer à cliquer.

Le journal utilise des titres provocateurs et des visuels frappants pour créer un manque d'information frustrant. Ce vide cognitif génère une tension que notre cerveau cherche désespérément à combler en ouvrant l'article. Cette technique de sensationnalisme moderne détourne nos instincts de survie pour maximiser l'engagement numérique.
Nerd Mode
Le concept de « faille de curiosité » (curiosity gap) a été théorisé par le professeur George Loewenstein de l'Université Carnegie Mellon en 1994. Selon sa théorie de l'information, la curiosité survient lorsque nous identifions une lacune entre ce que nous savons et ce que nous voulons savoir. Ce manque d'information produit une sensation de privation similaire à la faim ou à la soif, activant le striatum ventral dans le cerveau.Le New York Post, fondé en 1801, a perfectionné cette approche au fil des siècles pour s'adapter à l'ère numérique. En utilisant des titres hyperboliques, le journal déclenche une libération de dopamine liée à l'anticipation d'une récompense informative. Des études en neurosciences montrent que notre cerveau privilégie les stimuli émotionnels et alarmants car ils étaient autrefois essentiels à la détection des menaces environnementales.Une étude de 2016 publiée dans la revue 'Nature Communications' confirme que l'incertitude stimule davantage le système de récompense que la certitude absolue. Les éditeurs exploitent ce mécanisme en omettant volontairement l'élément clé de l'histoire dans le titre. Cette stratégie de 'clickbait' transforme une simple lecture en un besoin biologique compulsif, garantissant des taux de clics nettement supérieurs à la presse traditionnelle informative.
Fait vérifié FP-0005166 · Feb 20, 2026

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