Comment les hôpitaux empêchent-ils les microbes de s'échapper des chambres de patients ?
Les chambres à pression négative aspirent l'air vers l'intérieur pour empêcher les virus de s'échapper.
Utilisées pour isoler des maladies comme la COVID-19, ces chambres maintiennent une pression d'air inférieure à celle des couloirs. Ce système crée un courant d'air entrant permanent qui bloque les microbes à l'intérieur. L'air vicié est ensuite extrait puis purifié par des filtres HEPA haute performance avant d'être rejeté.
Nerd Mode
Le concept de pression négative repose sur les lois de la dynamique des fluides, où l'air se déplace naturellement des zones de haute pression vers les zones de basse pression. Pour maintenir ce différentiel, les systèmes de ventilation doivent assurer un renouvellement d'air minimal de 6 à 12 fois par heure, selon les directives de l'OMS et des CDC. Cette technique est devenue un standard hospitalier crucial lors de l'épidémie de SRAS en 2003 puis de la pandémie de COVID-19 en 2020.La différence de pression requise est généralement très faible, souvent comprise entre 2,5 et 8 pascals. Un manomètre est installé à l'entrée de la chambre pour permettre au personnel soignant de vérifier constamment l'intégrité de l'isolement. Si la pression chute ou s'équilibre, une alarme se déclenche immédiatement pour signaler un risque de fuite de particules aérosolisées.L'efficacité du système repose sur l'utilisation de filtres HEPA (High Efficiency Particulate Air), capables de capturer 99,97 % des particules d'une taille de 0,3 micromètre. Ces filtres sont essentiels car les gouttelettes respiratoires transportant des virus comme celui de la tuberculose ou de la grippe mesurent souvent entre 1 et 5 micromètres. En combinant l'aspiration mécanique et la filtration absolue, les hôpitaux créent une zone de confinement biologique quasi impénétrable.
Fait vérifié
FP-0009036 · Feb 20, 2026