Comment les plantes du désert parviennent-elles à boire l'humidité de l'air ?
Certaines plantes du désert survivent en extrayant l'eau d'un air à seulement 30 % d'humidité.
Des espèces comme le créosotier ou la Welwitschia captent l'humidité atmosphérique directement par leurs feuilles. Grâce à des surfaces cireuses et des rainures microscopiques, elles condensent la vapeur d'eau et la guident vers leurs tissus. Ce mécanisme vital leur permet de prospérer là où la plupart des végétaux mourraient de déshydratation.
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Le mécanisme de collecte d'eau atmosphérique est particulièrement sophistiqué chez la Welwitschia mirabilis, une plante endémique du désert du Namib. Cette plante peut vivre plus de 1 500 ans en absorbant le brouillard côtier grâce à des structures foliaires spécifiques. Ses feuilles possèdent une densité de stomates très élevée, environ 250 par millimètre carré, ce qui facilite les échanges gazeux et l'absorption d'humidité.Des études menées par des chercheurs de l'Université de Chicago et publiées dans des revues de botanique soulignent l'importance des rainures microscopiques. Ces micro-canaux utilisent la capillarité pour diriger les gouttelettes condensées vers le centre de la plante. Ce processus est efficace même lorsque le taux d'humidité relative descend à 30 %, un seuil critique sous lequel la majorité des plantes entrent en flétrissement permanent.Le créosotier (Larrea tridentata), présent dans le désert de Mojave, utilise une stratégie similaire avec une résine protectrice qui limite l'évaporation tout en captant la rosée matinale. Ces adaptations permettent à ces végétaux de maintenir une pression de turgescence interne malgré un stress hydrique extrême. Aujourd'hui, ces mécanismes naturels inspirent les ingénieurs pour concevoir des filets à brouillard et des matériaux biomimétiques capables de produire de l'eau potable dans les régions les plus arides du globe.
Fait vérifié
FP-0004458 · Feb 19, 2026