Qu'utilisaient les médecins pour les transfusions avant de connaître les groupes sanguins ?

Qu'utilisaient les médecins pour les transfusions avant de connaître les groupes sanguins ?

Avant 1901, les médecins injectaient parfois du lait, du vin ou du sang d'animal à leurs patients par ignorance de la compatibilité sanguine.

Les transfusions étaient mortelles jusqu'à ce que Karl Landsteiner découvre le système ABO. Il a compris que mélanger des sangs incompatibles provoquait une agglutination fatale, où le corps attaque les globules rouges étrangers. Cette avancée lui a valu le prix Nobel en 1930.
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En 1900 et 1901, le biologiste autrichien Karl Landsteiner a révolutionné la médecine en identifiant les trois premiers groupes sanguins : A, B et O. Avant ses travaux, les tentatives de transfusion utilisaient souvent des substances comme le lait, censé nourrir les cellules, ou le sang d'agneau, selon les théories de Jean-Baptiste Denis au XVIIe siècle.Landsteiner a observé que le sérum sanguin d'une personne entraînait parfois l'agglutination des globules rouges d'une autre. Ce phénomène est dû à la présence d'antigènes à la surface des cellules et d'anticorps dans le plasma. Si un patient reçoit un groupe incompatible, son système immunitaire déclenche une hémolyse aiguë, détruisant les cellules injectées et provoquant souvent la mort.En 1902, ses collègues Alfred von Decastello et Adriano Sturli ont ajouté le groupe AB à cette classification. Cette découverte a permis de réaliser les premières transfusions réussies à l'hôpital Mount Sinai de New York en 1907 par Reuben Ottenberg. Aujourd'hui, la sécurité transfusionnelle repose sur ce système ABO complété par le facteur Rhésus découvert en 1940 par Landsteiner et Alexander Wiener.
Fait vérifié FP-0007221 · Feb 20, 2026

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