Siffler peut-il vraiment aider à se remettre d'une opération ?

Siffler peut-il vraiment aider à se remettre d'une opération ?

Après une chirurgie, les médecins demandent parfois aux patients de siffler pour vérifier leur fonction respiratoire.

Siffler exige un contrôle musculaire et un souffle plus importants que la parole. Si un patient réussit, cela confirme que ses voies respiratoires sont dégagées et que son diaphragme fonctionne bien. Cet exercice incite aussi à respirer profondément, ce qui aide à rouvrir les alvéoles pulmonaires et prévient les complications comme la pneumonie postopératoire.
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Le sifflement est une technique d'évaluation clinique simple mais efficace utilisée par le personnel soignant pour surveiller la récupération respiratoire après une anesthésie générale. Contrairement à la parole, le sifflement nécessite une pression expiratoire positive et une coordination précise entre les muscles intercostaux et le diaphragme. Cette action force le patient à mobiliser un volume d'air plus important, ce qui permet de détecter rapidement une éventuelle détresse respiratoire ou une faiblesse musculaire.L'anesthésie générale et l'immobilisation prolongée peuvent entraîner des micro-atélectasies, c'est-à-dire l'affaissement de petites zones des poumons appelées alvéoles. Selon des études en kinésithérapie respiratoire, encourager des manœuvres d'expansion pulmonaire comme le sifflement ou l'utilisation de spiromètres incitatifs réduit considérablement le risque de pneumonie postopératoire. Ces exercices favorisent la production de surfactant, une substance qui maintient les alvéoles ouvertes.Historiquement, cette pratique s'inscrit dans les protocoles de réhabilitation améliorée après chirurgie (RAC), popularisés dans les années 1990 par le professeur Henrik Kehlet. Ces protocoles visent à restaurer l'autonomie physiologique du patient le plus rapidement possible. En demandant au patient de siffler, les chirurgiens s'assurent que les réflexes de protection des voies aériennes sont intacts, réduisant ainsi la durée d'hospitalisation et les risques de complications pulmonaires sévères.
Fait vérifié FP-0009778 · Feb 22, 2026

- Corps humain -

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