Comment un simple banc de parc peut-il vous sauver la vie lors d'un séisme ?
À Tokyo, les parcs publics sont conçus comme des centres de survie high-tech pour protéger la population en cas de séisme.
Derrière leur apparence paisible, ces parcs cachent des équipements vitaux. Les bancs se transforment en cuisinières, les plaques d'égout deviennent des toilettes d'urgence et des réservoirs souterrains stockent de l'eau potable. Ces espaces servent aussi de coupe-feu naturels pour empêcher la propagation des incendies dans la ville.
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Le Japon se situe à l'intersection de quatre plaques tectoniques, ce qui en fait l'une des zones les plus sismiques au monde. Pour faire face à cette menace, le gouvernement métropolitain de Tokyo a instauré un plan de résilience urbaine intégrant des parcs de survie comme celui d'Hikarigaoka ou d'Ueno. Ces sites sont officiellement désignés comme des zones d'évacuation à grande échelle pour protéger les citoyens contre les incendies massifs qui suivent souvent les secousses.L'un des dispositifs les plus ingénieux est le banc « kamado ». En retirant simplement l'assise en bois, on révèle une structure métallique creuse qui sert de foyer pour cuisiner ou se chauffer. De plus, des centaines de plaques d'égout spécifiques sont pré-installées pour être transformées en toilettes de secours. Il suffit de monter une tente de confidentialité au-dessus pour qu'elles soient immédiatement opérationnelles et reliées au réseau d'évacuation.La gestion des ressources vitales est également une priorité technologique. Des réservoirs d'eau souterrains, capables de contenir des milliers de litres, sont maintenus sous pression pour garantir un accès à l'eau potable même si les canalisations principales rompent. Des lampadaires équipés de panneaux solaires et de batteries assurent un éclairage nocturne autonome, facilitant les secours lors d'une panne de courant généralisée.Ces parcs jouent enfin un rôle de barrière thermique. Lors du grand séisme de Kanto en 1923, les incendies avaient causé plus de dégâts que les secousses elles-mêmes. Aujourd'hui, la largeur des pelouses et la sélection d'arbres résistants au feu créent des zones tampons qui stoppent la progression des flammes entre les quartiers denses, sauvant ainsi des milliers de vies potentielles.
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FP-0004892 · Feb 20, 2026