Comment nos ligaments parviennent-ils à encaisser les chocs soudains ?
Les ligaments possèdent une structure microscopique en zig-zag qui agit comme un amortisseur naturel contre les chocs.
Les fibres de collagène des ligaments présentent des ondulations appelées « crimp ». Lors d'un impact, ces zig-zags se déplient d'abord pour absorber l'énergie avant que les fibres ne s'étirent réellement. Ce mécanisme protège l'articulation en offrant une souplesse immédiate qui empêche la rupture brutale des tissus.
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La structure en « crimp » est une caractéristique fondamentale des tissus conjonctifs denses comme les ligaments et les tendons. Au repos, les fibrilles de collagène de type I présentent une morphologie ondulée avec une périodicité variant généralement entre 20 et 100 micromètres selon la localisation anatomique. Cette configuration géométrique permet au tissu de présenter une faible rigidité initiale lors des premiers 2 % à 5 % d'étirement.Des études biomécaniques publiées dans le Journal of Biomechanics démontrent que ce dépliage recrute progressivement les fibres de collagène. Ce processus dissipe l'énergie mécanique par un mécanisme de déformation non linéaire. Une fois les ondulations totalement effacées, le ligament devient beaucoup plus rigide pour assurer la stabilité structurelle de l'articulation. Ce comportement est essentiel pour protéger le corps lors d'activités sportives intenses ou de faux mouvements.Le vieillissement et certaines pathologies affectent directement cet angle de sertissage, réduisant ainsi la capacité d'absorption des chocs du ligament. Les chercheurs en bio-ingénierie, notamment au MIT et dans diverses institutions européennes, étudient ce motif pour concevoir des prothèses synthétiques biomimétiques. L'objectif est de reproduire cette réponse élastique en deux phases pour égaler la durabilité des tissus humains naturels.
Fait vérifié
FP-0007131 · Feb 20, 2026