Pourquoi avons-nous la chair de poule quand nous avons peur ?
La chair de poule est un réflexe de défense hérité de nos ancêtres pour paraître plus imposants face au danger.
Ce mécanisme, appelé piloérection, se déclenche lors d'une décharge d'adrénaline. De minuscules muscles redressent les poils pour augmenter le volume corporel et intimider les prédateurs. Chez l'humain, qui a perdu sa fourrure au fil de l'évolution, ce réflexe n'est plus qu'un vestige biologique activé par le froid ou des émotions fortes.
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La piloérection est un réflexe archaïque contrôlé par le système nerveux sympathique. Lors d'un stress intense ou d'une baisse de température, l'hypothalamus ordonne la libération d'adrénaline par les glandes surrénales. Cette hormone stimule les muscles arrecteurs des poils, provoquant leur contraction immédiate.Ce phénomène remonte à plus de 100 millions d'années chez les premiers mammifères. Pour ces ancêtres, redresser les poils servait deux fonctions vitales. D'une part, cela créait une couche d'air isolante pour conserver la chaleur corporelle. D'autre part, cela permettait de paraître plus gros et menaçant face à un agresseur, une tactique de survie encore visible chez les chats ou les porcs-épics aujourd'hui.Des études menées par des chercheurs de l'Université Harvard, publiées dans la revue Cell en 2020, montrent que ce mécanisme est lié à la régulation des cellules souches du follicule pileux. Bien que l'humain moderne n'ait plus assez de poils pour que ce réflexe soit efficace, le système nerveux continue de l'activer automatiquement. C'est ce qu'on appelle une structure vestigiale, au même titre que l'appendice ou les dents de sagesse.
Fait vérifié
FP-0005938 · Feb 20, 2026