Où finissent les satellites lorsqu'ils tombent en panne ?
En fin de vie, les satellites sont envoyés vers une « orbite cimetière » située à des centaines de kilomètres au-dessus des zones de trafic.
Les satellites en fin de mission sont déplacés pour éviter des collisions avec les engins actifs. Comme les faire redescendre vers la Terre consomme trop d'énergie, on utilise leurs dernières réserves de carburant pour les propulser 300 km plus haut. Ce parking spatial sécurisé protège les satellites de télécommunication essentiels.
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L'orbite cimetière, officiellement appelée orbite de rebut, se situe généralement à environ 36 100 kilomètres d'altitude. Cela représente environ 300 kilomètres au-dessus de l'orbite géostationnaire classique où circulent les satellites de télévision et de météo. Cette mesure est encadrée par des directives internationales de l'IADC (Inter-Agency Space Debris Coordination Committee) établies dès les années 1990.Pour un satellite géostationnaire, un retour dans l'atmosphère terrestre nécessiterait une quantité massive de carburant, soit environ 1 500 mètres par seconde de changement de vitesse. En comparaison, le hisser vers l'orbite cimetière ne demande que 11 mètres par seconde. Cette solution est donc bien plus économique pour les opérateurs comme Eutelsat ou SES.La règle des 25 ans, adoptée par des agences comme la NASA et l'ESA, impose que tout débris spatial en orbite basse soit éliminé dans ce délai. Cependant, pour les orbites très hautes, le cimetière spatial reste la seule option viable. Sans cette gestion, le syndrome de Kessler pourrait se produire, créant une réaction en chaîne de collisions rendant l'espace inutilisable.En 2002, l'Union internationale des télécommunications a formalisé ces recommandations pour protéger les positions orbitales précieuses. Aujourd'hui, environ 80 % des satellites arrivant en fin de vie en orbite géostationnaire tentent cette manœuvre de retrait. Cela garantit que les infrastructures critiques de communication mondiale restent à l'abri des épaves dérivantes.
Fait vérifié
FP-0003809 · Feb 18, 2026