À quel point les perruques baroques étaient-elles répugnantes ?
À l'époque baroque, les perruques des aristocrates étaient si imposantes et sales qu'elles pouvaient abriter des souris ou des insectes.
Symboles de richesse, ces perruques étaient fixées avec de la graisse animale et de la poudre de farine. Ce mélange attirait les nuisibles et rendait la coiffe extrêmement inflammable. Comme elles n'étaient presque jamais lavées, les porteurs utilisaient des bâtonnets pour gratter les démangeaisons causées par la vermine.
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L'usage de la perruque monumentale a explosé sous le règne de Louis XIV, qui a commencé à perdre ses cheveux dès l'âge de 17 ans en 1655. Pour maintenir leur forme, ces structures utilisaient du saindoux (graisse de porc) et d'épaisses couches de poudre d'amidon de blé. Cette combinaison organique créait un environnement idéal pour les parasites et les rongeurs, attirés par l'odeur de nourriture en décomposition sur la tête des nobles.Les archives historiques du XVIIIe siècle mentionnent l'usage de 'grattoirs à tête', des tiges en ivoire ou en argent conçues pour soulager les démangeaisons sans détruire l'édifice capillaire. La hauteur des coiffures, appelées 'poufs', a atteint des sommets sous Marie-Antoinette vers 1770, dépassant parfois 60 centimètres de haut. Ces structures étaient si fragiles et inflammables que les accidents liés aux chandeliers étaient fréquents dans les salles de bal.En 1795, le gouvernement britannique a même instauré une taxe sur la poudre à perruque pour financer les guerres napoléoniennes, ce qui a accéléré le déclin de cette mode. Les historiens de la mode soulignent que l'hygiène déplorable de l'époque transformait ces accessoires en véritables nids à infections. Ce n'est qu'après la Révolution française que les cheveux naturels et plus courts sont redevenus la norme pour l'aristocratie européenne.
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FP-0007383 · Feb 20, 2026