Comment Voyager 1 peut-elle encore fonctionner après plus de 40 ans ?
La sonde Voyager 1 fonctionne sans interruption depuis 1977 grâce à une pile nucléaire au plutonium 238.
Lancée par la NASA, Voyager 1 navigue dans l'espace interstellaire où l'énergie solaire est inexistante. Elle utilise des générateurs thermoélectriques à radioisotope (RTG) qui convertissent la chaleur de la désintégration du plutonium en électricité. Bien que sa puissance diminue chaque année, cette technologie permet à la sonde de rester opérationnelle à plus de 24 milliards de kilomètres de la Terre.
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Lancée le 5 septembre 1977, Voyager 1 est équipée de trois générateurs thermoélectriques à radioisotope (RTG) contenant chacun du dioxyde de plutonium 238. Ce système ne repose pas sur une fission nucléaire active mais sur la chaleur naturelle dégagée par la désintégration radioactive. L'effet Seebeck permet de transformer ce gradient thermique en courant électrique continu grâce à des thermocouples en silicium-germanium.Le plutonium 238 possède une demi-vie d'environ 87,7 ans, ce qui signifie que la production de chaleur diminue de 0,8 % par an. Au lancement, les RTG fournissaient environ 470 watts sous 30 volts, mais en 2023, cette puissance est tombée sous la barre des 230 watts. Pour prolonger la mission, les ingénieurs du Jet Propulsion Laboratory (JPL) ont dû éteindre progressivement les chauffages et les instruments non essentiels, comme les caméras de la plateforme d'imagerie.Voyager 1 se trouve actuellement dans le milieu interstellaire, à une distance dépassant les 160 unités astronomiques de notre Soleil. À cette distance, l'intensité lumineuse est environ 25 000 fois plus faible que sur Terre, rendant les panneaux solaires totalement inutilisables. La longévité exceptionnelle de cette mission démontre la supériorité des sources d'énergie nucléaire pour l'exploration du système solaire externe et au-delà.
Fait vérifié
FP-0008585 · Feb 20, 2026