Pourquoi les CFC sont-ils si nocifs pour la couche d'ozone ?
Un seul atome de chlore issu d'un aérosol des années 1970 peut détruire 100 000 molécules d'ozone.
Les chlorofluorocarbures (CFC) libèrent du chlore sous l'effet des rayons UV. Ce chlore agit comme un catalyseur redoutable : il brise les molécules d'ozone sans être consommé par la réaction. Un seul atome peut ainsi répéter ce cycle destructeur pendant deux ans avant de quitter la stratosphère. C'est cette réaction en chaîne massive qui a provoqué le trou dans la couche d'ozone.
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La découverte de ce mécanisme destructeur remonte à 1974, lorsque les chimistes Mario Molina et F. Sherwood Rowland ont publié leurs recherches dans la revue Nature. Ils ont démontré que les CFC, bien qu'inertes au niveau du sol, se décomposent dans la haute atmosphère sous l'intensité des rayons ultraviolets. Ce processus libère un radical libre de chlore extrêmement réactif.Le cycle catalytique se déroule en deux étapes clés. D'abord, l'atome de chlore réagit avec l'ozone (O3) pour former du monoxyde de chlore (ClO) et du dioxygène (O2). Ensuite, le monoxyde de chlore rencontre un atome d'oxygène isolé, ce qui libère à nouveau l'atome de chlore initial et produit une seconde molécule de dioxygène. L'atome de chlore ressort intact de l'opération, prêt à recommencer immédiatement.Selon l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), ce cycle peut se répéter jusqu'à 100 000 fois pour un seul atome de chlore. Cette efficacité dévastatrice explique pourquoi de faibles concentrations de CFC ont pu causer des dommages aussi vastes. Le Protocole de Montréal, signé en 1987, a finalement interdit ces substances pour permettre à la couche d'ozone de se régénérer lentement, un processus qui devrait durer jusqu'en 2060 environ.
Fait vérifié
FP-0004841 · Feb 20, 2026