À quel point le corps d'un coureur peut-il chauffer ?

À quel point le corps d'un coureur peut-il chauffer ?

Lors d'un marathon, la température interne d'un coureur peut atteindre 40,5 °C, soit l'équivalent d'une fièvre très grave.

Pendant l'effort, environ 75 % de l'énergie utilisée par les muscles est transformée en chaleur plutôt qu'en mouvement. Pour éviter la surchauffe, le corps évacue cette énergie par la transpiration et en dirigeant le sang vers la peau, ce qui fait rougir le visage. Si une telle température au repos exigerait une hospitalisation, les athlètes parviennent à la stabiliser temporairement grâce à une thermorégulation intense.
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Lors d'un effort prolongé comme le marathon de Paris ou de Boston, le métabolisme basal peut être multiplié par 15 ou 20. Des études menées par l'American College of Sports Medicine (ACSM) confirment que la température rectale des coureurs dépasse fréquemment les 39 °C, atteignant parfois 40,5 °C sans signe de coup de chaleur clinique.Ce phénomène s'explique par le rendement mécanique du muscle humain qui plafonne à environ 20 ou 25 %. Les 75 à 80 % restants de l'énergie chimique issue de l'ATP sont convertis en énergie thermique. Pour dissiper cette charge, le débit sanguin cutané augmente massivement, permettant l'évaporation de la sueur qui est le principal mécanisme de refroidissement.Une étude publiée dans le Journal of Applied Physiology indique que l'évaporation d'un litre de sueur dissipe environ 580 kilocalories de chaleur. Cependant, si l'humidité ambiante est trop élevée, ce mécanisme sature et la température interne grimpe dangereusement. Les athlètes de haut niveau développent une adaptation appelée acclimatation thermique, qui leur permet de commencer à transpirer plus tôt et de conserver un volume plasmatique plus élevé pour protéger leurs organes vitaux.
Fait vérifié FP-0005737 · Feb 20, 2026

- Biologie -

température corporelle thermorégulation sciences du sport
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