Comment fonctionne réellement l'encre électronique d'une Kindle ?
Les écrans E-ink utilisent des millions de micro-capsules pour imiter parfaitement l'encre sur le papier.
Contrairement aux smartphones, ces écrans réfléchissent la lumière ambiante au lieu d'en projeter vers vos yeux. Des particules noires et blanches se déplacent magnétiquement pour former le texte. Cela permet une lecture sans fatigue oculaire, même en plein soleil, et une autonomie record car l'énergie n'est consommée que pour tourner les pages.
Nerd Mode
La technologie de l'encre électronique, ou E-ink, a été développée à la fin des années 1990 par des chercheurs du MIT Media Lab, menant à la création de la société E Ink Corporation en 1997. Le principe repose sur l'électrophorèse, un phénomène physique où des particules chargées se déplacent dans un fluide sous l'influence d'un champ électrique. Chaque micro-capsule, d'un diamètre d'environ 100 microns, contient des pigments blancs chargés négativement et des pigments noirs chargés positivement.Lorsqu'une charge électrique négative est appliquée à la base de la capsule, les pigments blancs remontent à la surface tandis que les noirs sont attirés vers le bas, rendant le pixel blanc. À l'inverse, une charge positive fait apparaître le pigment noir pour former les lettres. Ce système est dit bistable, ce qui signifie que les particules conservent leur position sans apport d'énergie supplémentaire une fois le mouvement terminé.C'est cette caractéristique unique qui permet aux liseuses comme le Kindle d'Amazon, lancé pour la première fois en 2007, d'afficher une page fixe indéfiniment sans vider la batterie. Des études menées par des institutions comme la Mayo Clinic suggèrent également que cette technologie réduit considérablement la fatigue visuelle par rapport aux écrans LCD rétroéclairés. En effet, l'absence de lumière bleue directe et de scintillement préserve le cycle circadien des lecteurs nocturnes.
Fait vérifié
FP-0009618 · Feb 22, 2026