Le Super Bowl pourrait-il endommager les canalisations d'une ville entière ?
Lors de la mi-temps du Super Bowl, des millions d'Américains tirent la chasse d'eau simultanément, provoquant une chute de pression massive dans les réseaux urbains.
Ce phénomène, appelé le « Big Flush », survient lorsque les téléspectateurs attendent les pauses publicitaires pour aller aux toilettes. Cette demande soudaine oblige les ingénieurs à surveiller les canalisations pour éviter des ruptures ou des baisses de débit dans les immeubles. En 1984, la ville de Salt Lake City a même enregistré une chute de pression record juste après le match.
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Le phénomène du « Big Flush » est un cas d'école en ingénierie hydraulique urbaine. Lors du Super Bowl XVIII en 1984, les responsables des eaux de Salt Lake City ont observé une chute de pression de 1,4 bar en l'espace de quelques secondes dès le coup de sifflet final. Ce pic de consommation est si prévisible que les municipalités comme New York ou Chicago mobilisent des équipes supplémentaires pour ajuster le pompage en temps réel.Le risque principal réside dans le « coup de bélier », une onde de choc provoquée par la fermeture rapide de millions de robinets et de vannes après l'utilisation des toilettes. Si les ingénieurs ne gèrent pas cette pression, les vibrations peuvent littéralement faire éclater les conduites principales les plus fragiles. Pour compenser, les stations de pompage augmentent préventivement le débit juste avant la mi-temps et la fin du match.Des études menées par la société d'ingénierie EPCOR au Canada ont montré des pics similaires lors de finales de hockey olympiques. Cependant, le Super Bowl reste l'événement le plus impactant en raison de son audience dépassant les 100 millions de téléspectateurs aux États-Unis. Ce comportement collectif synchronisé transforme un simple geste domestique en un défi logistique majeur pour les infrastructures nationales.
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FP-0005309 · Feb 20, 2026