Comment un ligament prélevé sur un donneur peut-il fonctionner dans votre propre corps ?

Comment un ligament prélevé sur un donneur peut-il fonctionner dans votre propre corps ?

Votre corps peut transformer un ligament issu d'un donneur décédé en son propre tissu vivant.

Lors d'une greffe, un ligament de donneur appelé allogreffe sert de structure d'accueil. Une fois implanté, vos propres cellules colonisent ce tissu étranger et le reconstruisent progressivement. En deux ans environ, le greffon est totalement remplacé par vos propres protéines, créant un nouveau ligament fonctionnel sans avoir à prélever de tissu sur une autre partie de votre corps.
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Le processus biologique permettant cette transformation est appelé le remodelage ligamentaire. Lorsqu'une allogreffe est implantée pour reconstruire un ligament croisé antérieur (LCA), elle subit quatre phases distinctes : la nécrose avasculaire, la prolifération cellulaire, la revascularisation et enfin la maturation. Ce cycle complexe transforme un tissu biologiquement inerte en une structure dynamique et vivante.Dès les premières semaines, les fibroblastes du receveur migrent vers l'allogreffe en utilisant la matrice de collagène du donneur comme un échafaudage. Des études publiées dans l'American Journal of Sports Medicine indiquent que ce processus de « ligamentisation » commence environ six mois après l'opération. Les cellules du patient remplacent progressivement les fibres de collagène d'origine par de nouvelles fibres produites localement par le corps.Bien que les allogreffes soient traitées par irradiation gamma ou par des procédés chimiques pour éliminer tout risque de rejet immunitaire, la structure architecturale du tissu reste intacte. Cela permet une intégration parfaite sans nécessiter de médicaments immunosuppresseurs. Entre 12 et 24 mois après la chirurgie, l'examen histologique montre que le tissu est devenu indiscernable d'un ligament naturel du patient.Cette technique est particulièrement privilégiée pour les patients moins actifs ou les réopérations complexes. Elle évite la morbidité liée au prélèvement d'une autogreffe, comme les douleurs persistantes au genou ou la faiblesse musculaire. Selon les données de la Cleveland Clinic, le taux de réussite de ces procédures atteint plus de 90 % chez les populations sélectionnées, prouvant l'efficacité de cette forme d'ingénierie tissulaire naturelle.
Fait vérifié FP-0007113 · Feb 20, 2026

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