Pourquoi les chats étaient-ils sacrés dans l'Égypte antique ?
Dans l'Égypte antique, tuer un chat était un crime passible de la peine de mort, même si l'acte était accidentel.
Les chats étaient sacrés et associés à la déesse Bastet. Ils protégeaient les foyers des serpents et les récoltes des rongeurs. En cas d'incendie, les Égyptiens sauvaient leurs chats avant leurs biens. À la mort d'un félin, les propriétaires rasaient leurs sourcils en signe de deuil profond.
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Le statut juridique du chat en Égypte antique était unique dans l'histoire des civilisations. L'historien grec Hérodote rapporte dans ses écrits du Ve siècle av. J.-C. qu'une personne ayant tué un chat, même par mégarde, était souvent lynchée par la foule avant même d'être jugée. Cette protection extrême découlait de l'importance économique du chat, qui préservait les silos à grains contre les rats et les souris, évitant ainsi des famines dévastatrices.Sur le plan religieux, le chat était l'incarnation terrestre de Bastet, la déesse à tête de lionne puis de chatte, protectrice du foyer et de la maternité. Les fouilles archéologiques menées à Bubastis, le centre de son culte, ont révélé des nécropoles contenant des centaines de milliers de momies de chats. Ces momies étaient parfois accompagnées de offrandes de lait et de souris embaumées pour leur voyage dans l'au-delà.La dévotion envers les félins était telle qu'elle a influencé des tactiques militaires. En 525 av. J.-C., lors de la bataille de Péluse, le roi perse Cambyse II aurait ordonné à ses soldats de porter des chats ou de peindre des images de félins sur leurs boucliers. Les Égyptiens, craignant de blesser leurs animaux sacrés, auraient refusé de combattre, entraînant leur défaite. Ce respect absolu montre que le chat n'était pas un simple animal de compagnie, mais un pilier de l'ordre social et spirituel égyptien.
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FP-0004847 · Feb 20, 2026